CONTENU DU PROGRAMME

Nihon Tai-Jitsu (NTJ) = art martial et école d’auto-défense

Le contenu technique et théorique de l’école est défini par le Seido du Nihon Tai-Jitsu qui comporte six chapitres (rokukyo) : kihon waza, défenses de base par atemi sur les huit attaques de poignet, kata, défense personnelle, applications sous forme de randori et de shiai et connaissance historique du Budô.

Seuls les kata et les techniques de défenses de base (sur les huit attaques de poignet et à plus haut niveau les bases étranglement et sutemi) sont imposés.

L’ensemble des techniques utilisées pour la défense personnelle ainsi que celles présentées à titre d’exemple dans l’ouvrage de référence de sensei R. Hernaez sur le travail du kihon waza sont libres à condition de répondre aux principes fondamentaux requis par l’exercice.

La connaissance historique du budo ne fait pas l’objet d’évaluation dans le cadre des examens jusqu’à la ceinture noire mais est indispensable pour comprendre l’esprit lié à la pratique des arts martiaux japonais.

L’apprentissage de l’ensemble du programme suit la progression pédagogique, conçue par sensei R. Hernaez, qui s’articule en trois grandes étapes :

  • Apprentissage des techniques fondamentales
  • Application des techniques fondamentales contre des attaques de difficulté croissante
  • Perfectionnement de ces défenses avec contrôle parfait du partenaire de la position debout jusqu’au sol.

Cette progression pédagogique est marquée par des ceintures de couleur qui représentent le niveau atteint et la pratique se fait en keikogi sur des tapis (tatami) afin de faciliter l’apprentissage en toute sécurité. Compte tenu des vacances scolaires il faut environ deux années de pratique à raison de six heures par semaine pour atteindre le niveau de ceinture marron. L’examen de ceinture noire est possible après une année de pratique au niveau ceinture marron. Il faudra un peu plus de temps en cas de pratique moins intensive, mais l’important reste la régularité. La participation aux différents stages proposés par la FFK, l’EFNTJ et la FMNITAI aide grandement à progresser et je vous encourage à y participer.

Les niveaux de ceinture blanche à orange correspondent à l’apprentissage des techniques fondamentales utilisées en NTJ. Il en existe de très nombreuses autres, mais celles du programme sont suffisantes pour permettre à chacun de trouver celles qui sont les plus adaptées à sa morphologie, sa condition physique et au contexte d’une agression potentielle contre laquelle nous pourrions avoir à riposter de manière proportionnelle. La mise en application des techniques fondamentales contre des attaques simples sont immédiatement introduites dans un but pédagogique mais ne font pas l’objet d’examen pour ces deux premiers niveaux de ceinture.

Les ceintures supérieures correspondent à la mise en application de ces techniques contre différents types d’attaques de difficulté croissante jusqu’à l’introduction des attaques arrière, des défenses contre atemi et armes blanches factices (tambo, tanto, jo) correspondant à la fois à des distances différentes et des prises de contact demandant une plus grande dextérité. Dès la ceinture verte, le pratiquant a tous les outils lui permettant de se défendre à mains nues. Il va commencer un processus de perfectionnement technique avec contrôle de l’adversaire de la position debout jusqu’à sa mise hors de combat au sol. La part de travail en déplacement doit également être augmentée par le randori et le shiai pour rendre les attaques plus réalistes.

La pratique du NTJ est un tout et son apprentissage répond à un processus cyclique ; pour progresser il est nécessaire de travailler et répéter à parts égales les techniques fondamentales, la défense personnelle, les kata et les différentes formes de randori et shiai qui permettent de tester l’efficacité des défenses dans les conditions des plus en plus proches de la réalité. La pratique de la compétition reste optionnelle mais apporte un excellent complément dans le cadre de la formation mentale au même titre que la mise en situation d’examen de grade qui génère un stress qu’il faut apprendre à maitriser.

Philippe GALAIS
Directeur Technique de l’EFNTJ
Expert Fédéral FFK